L’élection législative partielle sur la 11ème circonscription du Rhône doit permettre d’avertir le gouvernement sur la politique menée depuis un an. Euro chère, adoption de la constitution
européenne bis dans le dos des français, recul de nos exportations, assujettissement devant les Etats-Unis avec le retour de la France dans l’Otan… il temps de donner un sérieux virage : cette
élection doit le permettre.
C’est pourquoi j’invite les électeurs de cette circonscription à voter pour Simon Archipenko. Cet homme, que je connais bien, est intègre et désintéressé ce qui est rare de nos jours. Il est un
républicain fervent. Un européen convaincu ; convaincu de construire l’autre Europe, l’Europe des démocraties, l’Europe des libertés et de la coopérations.
Nicolas Sarkozy nous proclamait lors de sa campagne qu’ "Ensemble tout devient possible". Simon Archipenko rajoute à juste titre que "tout est possible à qui veut combattre"; alors ce 25 mai,
apporter votre confiance à un homme qui a ce courage d’agir :
Votez et faites votez Simon Archipenko !
Gaulliste indépendant, Nicolas Dupont-Aignan joue le réseau local contre une élite coupée des électeurs qui ont dit « Non » au référendum. Acharné, cet « opposant professionnel » est le poil à
gratter d'une droite en train de se réveiller.
Nicolas Dupont-Aignan à Yerres. Crédits : SL
« Vous allez peut-être me trouver frapadingue mais le peuple est avec nous ! » Malgré son sourire de petit garçon assorti à sa coupe de gendre idéal,
il ne faut pas s'y tromper : Nicolas Dupont-Aignan est très sérieux. L'année 2007 a pourtant été difficile pour
« NDA » : privé de présidentielle faute de parrainages suffisants, seul député de son parti,
Debout la République (DLR) élu aux dernières législatives, privé de financement par l'UMP... Il aurait plus d'une raison de déprimer.
Mais la grogne qui monte à droite, dans l'électorat comme chez les élus, est du pain béni pour lui, qui l'élève au rang de contestateur en chef du Président. Nicolas Sarkozy, NDA le connaît
depuis son entrée au RPR, en 1993. A l'époque, Sarko et sa bande le regardait déjà de travers quand il avait ravi à Karoutchi le poste stratégique de secrétaire aux Fédérations.
Aujourd'hui, Nicolas Dupont-Aignan ne pardonne pas au nouveau président de la République d'avoir déçu « l'espoir qu'il a suscité à droite » pendant la
campagne. « En juin 2007, il avait une légitimité fabuleuse pour remettre en cause la pensée unique sur l'Europe à Bruxelles, peste-t-il. Mais sa vanité l'a emporté sur la raison. »
Dans sa mairie, pas un drapeau européen qu traîne. Crédits : SL
Hérault depuis plus de dix ans de la contestation d'une construction européenne qui menace, selon lui, « la grandeur de la France » - grandeur qu'il
met en première ligne de son programme de gaulliste social-, Nicolas Dupont-Aignan profite de son indépendance pour voter contre le traité de Lisbonne, qu'il surnomme « Le coup d'Etat simplifié ». Le 8 avril, il soutient la motion de censure, à l'inverse de
Bayrou. Regain d'intérêt des journalistes qui viennent chercher ses piques contre Sarkozy tandis qu'une poignée de députés le félicitent (discrètement) de ses interventions à la tribune.
« Nous partageons beaucoup d'idées, notamment sur l'Europe, confie Jacques Myard, député UMP des Yvelines. Mais il a fait l'erreur de se
marginaliser. »
Nicolas Dupont-Aignan n'est pas d'accord : « je ne me fie pas au raisonnement de la Salle des Quatre Colonnes. L'un de mes plus gros atouts, c'est mon réseau
local. » Au moins une fois par semaine, le député-maire d'Yerres se rend en province : Lorraine, Bretagne, Centre… Cette semaine, c'est Marseille et Toulon, où il espère pouvoir
renforcer son parti qui compte un peu moins de 10 000 adhérents aux profils variés - chevènementistes, anciens RPR ou encore villiéristes - qui l'animent dans 72 départements.
Le centre névralgique de Debout la République : une petite permanence entre la gare RER de Yerres et la mairie. Crédits : SL.
Parmi eux, Dominique Farçy, retraité et bénévole qui a « levé le doigt pendant le meeting de la Maison de la Chimie en 2007 » quand Nicolas
Dupont-Aignan a demandé si certains souhaitaient se présenter aux législatives. Aujourd'hui il travaille presque à plein temps à la permanence de Yerres au milieu des milliers de tracts que
les militants envoient à travers toute la France. Ce petit local est le QG d'une propagande nerveuse alimentée par les bonnes volontés : privé des subsides de l'UMP, Debout la République
fonctionne avec 350 000 à 400 000 euros par an, en comptant les cotisations des adhérents, contre 600 000 en 2007. Une rigueur qui oblige cet « opposant
professionnel », comme se surnomme Nicolas Dupont-Aignan, à être sur le pont à plein temps, s'accordant juste de quoi profiter de sa famille et de sa ville.
Ecole Saint-Exupéry, promenade Barbara, Cinéma Paradiso… A Yerres, « NDA » a marqué la ville de ses goûts. Faites le tour de la bâtisse rococo de la mairie, fouillez-en les couloirs et
retournez chacune des chaises, vous n'y trouverez pas un seul drapeau européen !
Envoyé un peu par hasard dans cette commune des Yvelines pour se présenter contre un maire socialiste réputé imbattable, il est élu dès le premier tour en 1995. « Mon premier miracle », confie-t-il. Le second fut son élection comme député en 1997, au second tour cette fois et d'une courte tête (50,4%).
En 2008, NDA est le maire le mieux élu de France. Crédits : SL
Depuis, il gère sa municipalité avec l'expérience acquise comme conseiller technique à la politique de la ville entre 1993 et 1995 chez François Bayrou puis Michel Barnier. En 2008, il est le
maire le mieux élu de France, avec 78% des suffrages exprimés au premier tour.
Il préfère de loin la gestion de sa ville aux intrigues de parti. Ses premiers problèmes avec le RPR remontent à 1999, quand il s'oppose au traité d'Amsterdam - attitude jugée par ses
coreligionnaires indigne du secrétaire national qu'il est alors. Toujours au sein du parti, il soutient la liste Pasqua-Villiers aux élections européennes et devient secrétaire général
adjoint de leur Rassemblement pour la France. L'aventure se termine au bout de trois mois et il revient au RPR, « la queue basse, pour assister au
détricotage du parti gaulliste », se souvient-il.
Gaulliste : il défend bec et ongles cet adjectif que l'UMP lui dénie. Il faut dire que ses positions eurosceptiques lui attirent des voisinages un peu sulfureux. « Je suis un républicain,
insiste-t-il. Je ne veux pas être amalgamé avec le souverainisme ringard de Villiers : je suis un progressiste ! »
Philippe de Villiers, lui, aimerait bien capter la nouvelle aura du président de Debout la République : « Nicolas Dupont-Aignan fait le même bon constat que nous sur l'impossibilité de faire de
la politique en France quand tout se décide à Bruxelles », explique Patrick
Louis, député européen MPF. Paul-Marie Coûteaux espère aussi ce rapprochement qu'il tente de favoriser en vue des élections européennes de 2009.
Bref, Nicolas Dupont-Aignan n'a jamais été aussi courtisé mais il préférerait choisir ses prétendants. Son objectif est simple : « survivre jusqu'en 2012.
»« Aujourd'hui, je ne vois personne qui veuille reprendre le flambeau de mes idées », déplore-t-il. Un avis que partage François-Xavier Vilain,
député-maire de Cambrai affilié à DLR : « Je me retrouve dans ce qu'il exprime et il est le seul à porter ces idées-là sur l'Europe à droite. Les électeurs
commencent à le connaître ! », ajoute-t-il. « Sincère » pour beaucoup, il est, pour un journaliste qui l'a suivi toute la campagne durant,
« trop gentil. » Mais, de l'avis général, c'est un véritable acharné.
Sa motivation ? Des pères de famille qui l'encouragent à la sortie de la boucherie. Pour lui, le non au référendum sur le TCE a été le signal : « on a une
élite d'abandon qui n'aime plus le peuple et vous voudriez que je travaille avec cette élite ? » Qu'il se rassure : cette élite n'a pas l'intention de lui proposer le moindre job. Face à
un Président qui remet en cause la laïcité, réintègre l'Otan ou reste passif face à l'euro fort, NDA voit venir la révolte. « Ca va finir dans la rue, toute
l'histoire est faite de ça, dit-il d'un air d'évidence. Il y aura besoin d'une recomposition politique et j'espère modestement pouvoir y participer.
» Pour l'instant, Nicolas Dupont-Aignan organise la résistance. Seul.
Il est déjà tard. Je reviens de Rennes où j’ai participé, avec Elisabeth Guigou, à un débat à l’Institut d’Etudes Politiques sur l’avenir de l’Europe.
L’amphi était plein à craquer. Les questions furent très nombreuses. Dans ce milieu réputé très acquis au fédéralisme pur et dur, j’ai perçu un vrai doute sur l’Union européenne. Elisabeth Guigou a
été sérieusement chahutée sur son refus du référendum. Son catéchisme sur l’Europe sociale n’a pas vraiment convaincu les étudiants.
Les résultats de la dégringolade économique - euro cher, délocalisations, moins disant social - commencent à ouvrir les yeux des plus europhiles.
Les jeunes doutent, c’est clair. Ce n’est pas d’ailleurs une vraie surprise : lors du référendum de 2005, contrairement à celui de 1992, ce sont les jeunes qui ont voté non.
Pour autant, ces jeunes de Sciences Po m’ont paru incapables d’imaginer un volontarisme politique national et européen comme s’ils avaient baigné depuis toujours dans l’esprit de résignation. L’un
d’entre eux, l’air triste, m’a dit à la fin : « Mais que peut-on faire ? Nous sommes tout petits ». Oui, cette triste rengaine de la France trop petite a porté tel le ver dans le fruit. Ces
étudiants, pourtant en cursus à Sciences Po, ne pensent pas qu’un pays comme le nôtre puisse encore maîtriser notre destin. Mais si la jeunesse de la 5ème puissance mondiale ne croit plus en la
capacité du politique de bâtir un monde meilleur, que peut donc bien dire celle des autres pays !
En vérité, le mythe de substitution européen et l’inaction des élites nationales participent de la même démission collective. Et j’ai envie de dire à cette jeunesse qui voudrait bien croire mais
cède au désenchantement, voire à la résignation : ne cédez plus car vous donnez raison à ceux qui en haut lieu ne cessent de vous décourager pour pouvoir se dire indispensables et asséner leurs
politiques injustes ! Souvenez-vous de ce que disait de Gaulle à propos du doute, « ce cancer de l’âme » ! Ressaisissez-vous, l’Histoire est toujours en marche, elle est seulement confisquée par
ceux qui ont intérêt à la faire sans vous, à transformer le peuple en une plèbe de consommateurs résignés, à vous priver de votre qualité de citoyen, c'est-à-dire d’homme libre et responsable.
Alors c’est vrai, le succès n’est jamais garanti lorsqu’on agit, mais soyez sûrs que sans volonté le pire est toujours au rendez-vous…
A cet égard, je ne regrette pas un instant d’avoir voté la motion de censure. Car comment imaginer construire une défense européenne en acceptant d’emblée de la placer sous la tutelle, même
implicite, des Etats-Unis ? Contresens total, dans la mesure où la défense ne peut être qu’au service des valeurs, des intérêts supérieurs de ceux qui la financent et surtout de ceux qui risquent
leur vie pour elle.
C’est pourquoi l’engagement supplémentaire de soldats français en Afghanistan, sans aucune révision de la gestion du conflit sur place, prouve que le Président est déjà dans la logique d’allégeance
aux Etats-Unis : il engage la France dans une guerre qui ne peut être aujourd’hui la sienne, comme le démontre la manière catastrophique dont elle est menée. C’est précisément ce qu’avait toujours
refusé le Général de Gaulle, à très juste titre. Servirait-il à quelque chose de suggérer au président de la République la lecture du discours de Phnom Penh ?
Souhaitons surtout que le gouvernement n’ait pas bientôt à se rendre sur le tarmac de nos aéroports pour rendre les honneurs à de nouvelles dépouilles de nos soldats, sacrifiés dans ce guêpier
absurde ! S’il devait hélas en être ainsi, je doute que la majorité parlementaire, oublieuse de la leçon d’indépendance du Général de Gaulle, soit aussi enthousiaste que pendant le discours du
Premier Ministre !
En vérité, la France ne pourra se redresser que lorsque l’on lui présentera un discours d’indépendance, d’effort et de coopération avec ses voisins. Cela signifie une autre politique nationale, une
autre politique européenne. A nous de préparer l’une et l’autre. Les évènements, quant à eux, se chargeront d’accélérer la décomposition politique française pour passer, enfin, à une nouvelle
étape.
Débat parlementaire sur la ratification des traités OMPI Intervention de Nicolas DUPONT-AIGNAN Jeudi 10 avril 2008
Mes Chers Collègues,
Les projets présentés visent à faire ratifier par l’Assemblée Nationale deux traités de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle datant de 1996.
Le vote d’aujourd’hui revêt une importance capitale. Il s’agit de déterminer si la France va se lier les mains avec des dispositions d’un autre âge témoignant d’une incompréhension totale, tant
de la réalité de notre temps que des enjeux économiques, sociaux, politiques qu’engendre la démocratisation des moyens de copie et de diffusion numérique.
Trois faits doivent ainsi être pris en compte pour mieux comprendre ce qui vous est demandé aujourd’hui.
Le premier fait est que ces traités sont dépassés, obsolètes, périmés : leur objectif de contrôle de la circulation des œuvres par la technique à l’ère du numérique n’a pas été atteint. Les
millions d’internautes qui échangent de la musique et des films chaque jour sur internet sans autorisation peuvent en témoigner. Les mesures de contrôle d’usage des œuvres – les DRM – ont toutes
été contournées – cassées, et le fait que ces traités internationaux soient venus punir leur contournement n’y a rien changé.
Il faut dire que l’idée était absurde dès le départ. Comme internet est un réseau mondial conçu pour répliquer l’information à grande vitesse, les informations techniques nécessaires pour déjouer
un DRM font le tour de la planète en quelques heures dès qu’elles sont connues. De même, toute œuvre mis à disposition du public une fois, se retrouvera sur internet, protégée ou non par un
DRM. Sauf à poursuivre la terre entière, il faut donc se faire une raison : contrôler l’information sur le net revient à éponger la mer avec une serpillère.
Considérant ces dispositifs comme inacceptables, et sachant la loi les protégeant inapplicable à leur encontre, les consommateurs du monde entier ont donc basculé dans la désobéissance civile,
soit en contournant les œuvres DRMisées qu’ils achetaient, soit encore plus simplement en téléchargeant sur les réseaux P2P. Les œuvres disponibles sur ces réseaux sont en effet déverrouillées,
utilisables librement pour un usage privé, comme il serait normal qu’elle le soit aussi systématiquement quand elles sont vendues dans le commerce.
Après douze ans de lobbying intensif pour faire transposer partout les traités OMPI, les majors viennent d’ailleurs de le comprendre. A trop croire dans la loi et la technique, elles ont
toutefois gâché les quelques opportunités commerciales qui leur restaient, incitant littéralement le public à se détourner des distributeurs commerciaux. Les producteurs de film eux s’acharnent
encore à tenter de verrouiller leur DVD contre la copie. Mais le cassage récent de leur soi-disant ultime protection technique les convaincra peut être d’abandonner leur quête insensée…
Cela m’amène au deuxième fait : l’absence d’une interopérabilité satisfaisante demeure, ce qui menace notre indépendance informationnelle et conforte les oligopoles.
La protection juridique des DRM a conduit à l’exclusion des acteurs commerciaux du Logiciel Libre du marché grand public en leur interdisant d’intégrer dans leurs offres des lecteurs multimédia
capable de lire un DVD. Plus largement, elle a facilité les abus de positions dominantes, la vente liée et les ententes illicites entre monopoles au détriment de nos PME et du consommateur.
Rendez vous compte que l’Assemblée Nationale elle-même quand elle a choisi de s’équiper de logiciels libres n’a pas pu installer le lecteur de DVD le plus populaire – le logiciel libre VLC – et
ce à cause de la loi DADVSI, votée ici même pour se mettre en conformité avec ces traités !
Ce logiciel libre dont les auteurs originaux sont des étudiants de Centrale Paris, peut pourtant lire des DVD DRMisés. Des millions de particuliers l’utilisent d’ailleurs à cet effet. Mais aucune
entreprise dans le monde ne se risque à le distribuer au sein d’une offre commerciale, à cause justement de la loi découlant de ces traités. Nous-mêmes ne pouvons l’utiliser pour lire un
DVD ! Les services de l’Assemblée se sont posées la question mais vu l’insécurité juridique ont préféré renoncé !
Alors j’entends déjà ceux qui diront : « Mais ne pas pouvoir lire un DVD avec un logiciel libre, ce n’est pas grave ». Sauf que lorsque, comme la société française Mandriva, on
cherche à concurrencer Microsoft sur le marché du grand public ou de l’éducation, cela s’avère définitivement problématique.
Et par ailleurs, a-t-on déjà vu un éditeur de livre imposer une marque de lunettes pour lire les livres qu’il fait imprimer ? Au nom de quelle conception du droit d’auteur pourrait-on
imposer à un consommateur d’utiliser un logiciel Microsoft pour lire un DVD Warner, surtout quand tout le monde sait que l’alibi de la protection des auteurs n’a aucun sens vu qu’un DRM ne
protège rien ?
La protection juridique des DRM, pensée à l’origine pour protéger des modèles économiques du CD et du DVD que le progrès a condamné, s’est transformé en une arme de guerre économique bénéficiant
principalement à l’économie américaine. Les américains s’en servent pour imposer leurs technologies et empêcher l’émergence d’une concurrence plus saine comme le logiciel libre, qui est pourtant
la seule offre qui permettra à l’Europe de retrouver sa souveraineté informationnelle.
Si la gendarmerie a migré vers le Logiciel Libre ce n’est pas juste pour une question de coûts. Derrière il y a des enjeux de sécurité nationale qui ont d’ailleurs été mis en évidence pendant le
débat autour de la loi DADVSI.
Et j’en arrive maintenant, au dernier fait. C’est peut-être le plus grave. Il s’agit du dysfonctionnement complet de la démocratie, du contournement des opinions publiques par la technocratie et
une poignée de lobbies, agissant de concert, soit par incompétence, soit par intérêt, avec le Secrétariat d’État au Commerce américain. Ce dernier dès 1993 dans un livre vert cherchait, je cite
« à mettre en place des mesures permettant de protéger la propriété intellectuelle à l’étranger ».
Les traités que l’on vous demande aujourd’hui de ratifier, sont en effet une reprise d’un projet de loi américain que l’administration Clinton a essayé de faire adopter en 1994, à la demande des
industriels hollywoodiens, gros pourvoyeurs de fonds des démocrates. Le but était de le faire adopter puis de s’en servir comme exemple à l’international.
Cependant le projet a suscité un tel tollé qu’il a été vite abandonné par le Congrès. À l’époque, plus de cent professeurs de droit, des dizaines d’entreprises, des associations de consommateurs,
des chercheurs ont dénoncés les dommages sociaux et économiques que je viens de vous décrire, les menaces pour les droits du public, la vie privée, et le développement d’une économie ouverte,
moderne.
Face à cette résistance, la réaction de l’administration américaine a été très simple : ils sont passés directement par l’OMPI dont le fonctionnement n’a rien de démocratique. Là bas, avec
la complicité de la délégation française et européenne, loin des regards critiques, et contre l’avis des pays en voie de développement, ils ont pu imposer au monde une vision unilatérale et
conservatrice. Les parlementaires ont été ensuite mis devant le fait accompli. Dès qu’ils sortaient un tant soit peu des clous, l’exécutif les remettait vertement à l’ordre, au nom du respect de
mesures exportées à la hussarde.
L’examen de la loi DADVSI illustre bien ce mépris des parlementaires : déclenchement de la procédure d’urgence suite à un accord bilatéral signé par le commissaire Baroso à Washington, refus
de l’exécutif français de toute mesure visant à sécuriser juridiquement les auteurs de logiciel libre sous la pression des éditeurs de logiciels américains, menaces de retrait de subventions et
chantages à l’investiture sur ceux qui résistaient, intervention publique du secrétaire d’Etat au commerce américain Carlos Gutierrez lorsque l’Assemblée est passé outre ces pressions,
débarquement au Sénat d’un dizaine de cadres d’Apple pour remettre de l’ordre, parodie de commission mixte paritaire… et pour finir, décision du Conseil Constitutionnel sur l’interopérabilité
critiquée par les agrégés de droit public car réécrivant la loi à la place du législateur, avec comme conséquence de rendre la loi plus dure que ce que le Parlement souhaitait, le conseil
constitutionnel ayant supprimé l’autorisation de contournement à des fins d’interopérabilité qui était essentielle pour protéger le logiciel libre et voulue sur tous les bancs de l’Assemblée et
du Sénat.
Le bilan est donc lourd et éloquent. C’est l’intégralité de nos institutions qui a dysfonctionné. Ratifier ces traités reviendrait à blanchir politiquement ces méthodes. Ce serait inviter à leur
reproduction, en plus d’entériner des textes qu’il faut revoir.
Quand on cherche à contrôler la diffusion de l’information à l’ère du numérique par le droit et la technique, tout ce que l’on réussit à faire c’est porter atteinte aux libertés publiques et au
développement économique et social. Ces traités en sont la preuve.
Vous l’aurez compris, j’appelle donc à s’opposer à ces traités préhistoriques, dangereux et illégitimes. Et je le fais d’autant plus volontiers que je constate qu’avec le projet de riposte
graduée que le président souhaite faire adopter rapidement en France pour le promouvoir auprès d’autres pays pendant la présidence française de l’Union Européenne, on continue dans la même voie,
qui est pourtant une véritable impasse pour notre pays, notre économie, notre démocratie.
Réélection de NDA à Yerres : DLR salue le record 2008 de la municipalité (de plus de 20 000 habitants) la mieux élue de France métropolitaine
Le 10 mars 2008
COMMUNIQUE DE PRESSE
Yerres décroche la palme de la municipalité la mieux élue des villes métropolitaines de plus de 20 000 habitants
La commune d’Yerres en Essonne (28 500 habitants), en élisant à 79,7% au premier tour des élections municipales la liste conduite par son Député-Maire sortant (Debout la République), Nicolas
DUPONT-AIGNAN, remporte la palme de la municipalité la mieux élue des villes métropolitaines de plus de 20 000 habitants.
En effet, à l’exception de quelques communes à liste unique, Yerres s’est classée en tête des quelque 200 plus grandes villes de France métropolitaine par la proportion des suffrages apportés à
sa liste victorieuse, de surcroît face à celle du parti socialiste.
Ce très beau score récompense une action d’intérêt local dans la durée, dans le souci de la meilleure gestion des deniers publics, dans la continuité du suivi des dossiers au plus près des
habitants et le respect des engagements pris.
C’est cette conception de l’action politique, tant au plan local que national, que Debout la République défend à travers son projet pour notre pays.
Jean-Pierre ANTONI Secrétaire général de Debout la République