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Blog de Philippe CARTELLIER
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Une Europe différente


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Debout La République

Vendredi 2 octobre 2009

Alors que le destin de La Poste semble calqué sur celui de GDF, et que malgré les promesses, un changement de statut annonce toujours une privatisation, DLR lance une campagne militante (avec un tract à télécharger) afin de conserver le statut 100% public de La Poste.

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                                                                                                                          Tract à télécharger (format PDF)

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Mercredi 23 septembre 2009

Grève du lait : l’indignation indigne du ministre de l’Agriculture


Le ministre de l’Agriculture a décidé de traiter par le mépris le désespoir des producteurs laitiers français et européens, qui ont lancé la grève du lait.


M. LE MAIRE se scandalise de ce que de grandes quantités de lait soient déversées dans le cadre de cette protestation, alors que de « nombreux Européens souffrent de malnutrition ». Connaissant la souffrance de ces agriculteurs, qui « se lèvent tôt » chaque jour de l’année mais produisent à perte à cause de la politique ultralibérale de l’UE, ne devrait-il pas en l’occurrence se dire choqué que l’Europe est incapable de faire vivre décemment sa filière laitière ?


Le double jeu du gouvernement, qui pleure en France sur le sort des producteurs tout en laissant faire à Bruxelles la politique d’euthanasie de la filière voulue par Mme FISCHER BOEL et M. BARROSO, dépasse toutes les bornes. C’est l’indignation de M. LE MAIRE qui est indigne !


Ainsi que je le réclame avec de nombreux acteurs et organisations professionnelles de la filière laitière depuis des mois, il faut au plus vite que l’Etat cesse de mener en bateau les producteurs et prenne enfin ses responsabilités, en fixant lui-même un prix du lait qui permette une rémunération décente à ces derniers.


Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président du rassemblement gaulliste Debout la République


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Mercredi 23 septembre 2009

Evacuation de la « jungle » : traiter le problème, non pas le déplacer

L’évacuation de la « jungle » ne va pas résoudre le problème lancinant des étrangers illégaux candidats à l’émigration en Grande-Bretagne, mais seulement le déplacer.


Au-delà des discours musclés et des opérations coup-de-poing devant les caméras, on voit bien ce qui arrive lorsqu’on se contente de traiter les effets du mal et non ses causes.


Successivement ministre de l’Intérieur et président de la République, Nicolas SARKOZY ne cesse de promettre depuis près de 10 ans qu’il va trouver une solution définitive à cette situation lamentable. Il en serait plus que temps, en effet, compte tenu à la fois de l’exaspération très compréhensible des habitants du Calaisis, et de l’image peu reluisante offerte par notre pays dans la gestion de ce dossier.


De deux choses l’une : soit ce problème européen est traité rapidement au niveau européen par l’ensemble des pays concernés, à commencer par la Grande-Bretagne. Soit la France devra prendre des mesures nationales et unilatérales, en vertu de la clause de sauvegarde inscrite dans le traité de Schengen, en refoulant les personnes concernées à ses frontières.


Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président du rassemblement gaulliste Debout la République


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Mercredi 9 septembre 2009

Personne ne doute de l’urgence d’une action globale, résolue et massive pour inverser un réchauffement climatique à l’œuvre depuis des décennies. Mais ce que l’on appelle « taxe carbone » ou « contribution climat énergie » est paradoxalement le plus mauvais service à rendre à ce combat essentiel.

 

A force d’instrumentaliser l’écologie pour des raisons électoralistes, le gouvernement est en train d’en faire le constat et, face à la résistance générale et légitime à cette fausse bonne idée, il risque de le payer au prix fort. Le vrai enjeu est effectivement de faire changer les comportements de nos concitoyens qui, d’ailleurs, y sont tout prêts, mais cela implique l’acquisition ou le renouvellement de produits et équipements. En particulier, il faut inciter et aider les Français à s’équiper le plus vite possible de produits consommant peu et rejetant peu de CO² : chaudières, voitures, isolation des logements, appareils de chauffage,… Tout cela passe par l’essor de nouvelles filières industrielles offrant aux consommateurs les produits de substitution nécessaires, sans quoi toute politique de « changement des comportements » ne resterait qu’un vœu pieux. Or, la taxe carbone dont il est question aujourd’hui ne permettra pas de relever ce double défi, ni celui du renouvellement des équipements lourds des particuliers, ni celui de la mise au point et de la généralisation de la foule de produits de substitution, puisqu’elle prévoit simplement de taxer les Français - notamment les classes moyennes et les ruraux déjà essorés par la crise - sans favoriser l’émergence des industries vertes de demain. En quoi alourdir la fiscalité sans permettre de consommer écolo va-t-il servir à la lutte contre le réchauffement climatique ? Ni la majorité, ni les bobos verts n’ont été capables de nous l’expliquer jusqu’à présent… Et pour cause, ce n’est pas de toute évidence l’objet de cette « taxe carbone » ! Et oui, n’oublions pas que l’Etat est forcément tenté de compenser, d’une manière ou d’une autre, la suppression de la taxe professionnelle, surtout dans un contexte de dérapage budgétaire qui a vu le déficit être multiplié par deux en moins d’un an…

Bref, nous avons affaire à un impôt de plus, habilement (trop peut-être) enveloppé dans un discours pseudo-écologique, qui ne résoudra rien. Mais se contenter de critiquer ne suffit pas : il faut, à l’approche du débat parlementaire qui doit être l’occasion d’une remise à plat salutaire, proposer une vraie alternative. Avec les gaullistes de Debout la République, nous défendrons un projet global et ambitieux :

- L’instauration d’un système de bonus-malus étendu au maximum possible de produits, pour renchérir ceux qui sont très polluants et rendre plus accessibles ceux qui le sont moins.

- L’instauration de droits de douane écologiques aux frontières de l’UE, pour empêcher les entreprises européennes peu scrupuleuses d’aller produire dans les pays où l’on pollue sans vergogne avant de réimporter en Europe. -

La création d’une taxe sur les superprofits des groupes pétroliers pour financer des transports propres et des programmes durables, et la mise au pas des constructeurs automobiles qui traînent des pieds depuis des années dans la généralisation du moteur propre, dont la technologie pourrait être rapidement mise au point. Michel Rocard a toujours été très doué pour inventer de nouveaux impôts, mais le problème de la France est justement qu’elle n’a jamais manqué de talents de ce genre ! La lutte contre le réchauffement climatique vaut mieux que la mise en place de nouvelles usines à gaz fiscales.


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Lundi 20 juillet 2009
Par Nicolas Dupont-Aignan: http://blog.nicolasdupontaignan.fr/

J’ai reçu récemment un jeune créateur d’entreprise qui a inventé, pour les collectivités publiques, un produit particulièrement ingénieux permettant à la fois d’effectuer des économies budgétaires et de mieux protéger l’environnement.


Son « aventure » est des plus instructives. Tout d’abord, il a créé sa société à Londres car aucune banque française n’a souhaité le soutenir pendant la phase de conception et de fabrication de son produit.


Toutes les portes se sont fermées devant lui à Paris et à chaque fois on lui disait la même chose : « revenez nous voir quand vous aurez commencé de vendre votre invention ».


En Angleterre, il a pu tout de suite réunir un tour de table financier, ses interlocuteurs misant sur sa capacité à gagner son pari. Ensuite, et c’est peut-être le plus grave, il a conçu son invention mais a décidé de la fabriquer en Chine, où il a démarré la production après plusieurs visites sur place.


Aujourd’hui, trois ans après ces premiers pas, il a remporté plusieurs marchés importants dans le monde entier - aux Etats-Unis et en Afrique notamment - et son entreprise est prospère. Même s’il en est encore à ses débuts, il a réussi à se diversifier et à consolider sa percée sur le marché américain.


Troisième enseignement : lorsqu’il a obtenu un premier gros contrat aux Etats-Unis, les autorités du pays ont conditionné l’accès au marché à la création d’une unité de production sur le sol américain. En Europe, à l’inverse, on lui commande ses produits sans lui demander en échange la moindre implantation d’activité de production.


Ainsi, les remèdes à la crise de langueur que connaît depuis plusieurs années l’Europe - et notamment la France en son sein – sont connus. Le drame vient de ce que l’UE se montre incapable de les mettre en œuvre lorsqu’elle ne les combat pas !


On se souvient en particulier du triste épisode du « Small Business Act » à l’européenne : répondant à la forte demande des PME européennes, lésées par l’existence aux Etats-Unis et en Asie de ce système préférentiel obligeant notamment les collectivités publiques à passer au moins 25% de leurs commandes auprès des PME nationales, la Commission de Bruxelles avait délibérément accouché d’une coquille vide par refus de toute entorse à la « concurrence libre et non faussée ». Quand bien même il s’agissait d’offrir à nos entreprises de lutter à armes égales contre leurs homologues américaines et asiatiques…



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Lundi 20 juillet 2009


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Lundi 20 juillet 2009

Le 17 juillet 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE

Retour de l’insécurité : il faut geler immédiatement la suppression de 5000 postes dans la police nationale


Les dernières statistiques le prouvent sans contestation possible : lorsque l’Etat baisse la garde face à la délinquance, la recrudescence de la violence est fatale.


Face à l’augmentation sensible des violences à la personne dont les chiffres inquiétants viennent d’être publiés, l’application sans souplesse ni discernement à la police nationale de la Réforme Générale des Politiques Publiques relève de l’aveuglement idéologique : c’est une pure folie de supprimer 5000 postes de policiers dans ce contexte.

Maire d’une commune moyenne de la grande couronne parisienne, j’ai moi-même constaté ces derniers mois la traduction concrète de cette montée de l’insécurité, réclamant hélas en vain ne serait-ce que la remise à niveau des effectifs de sécurité publique dans le secteur. Et rien ne permet de penser qu’il en va autrement dans des milliers d’autres communes de France.


Il est plus que temps que l’Etat, conformément aux promesses du président de la République et en réponse à l’appel au secours justifié exprimé par plusieurs syndicats de policiers, assume ses responsabilités en mettant en accord ses actes avec ses discours.


Pour l’heure, il est évident et impératif que la suppression des 5000 postes dans la police nationale soit immédiatement gelée.


Nicolas DUPONT-AIGNAN

Député de l’Essonne

Président du rassemblement gaulliste Debout la République



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Lundi 20 juillet 2009


La vraie reprise économique n’aura pas lieu de sitôt !

Latribune.fr 30 juin 2009

Point de vue J.-L. Gréau, J. Leddet, P. Cahen

Un an après le début du plongeon des économies développées, dans le sillage de la crise immobilière américaine et de la débâcle bancaire en Occident, les gouvernements des pays touchés prennent le pari de la reprise, avec l’espoir manifeste que leur optimisme stimulera les anticipations favorables des agents économiques. Mais trois raisons nous empêchent de leur emboîter le pas.


Les gouvernements des pays touchés par la crise ont l’espoir que leur optimisme affiché stimulera les anticipations des agents économiques. Rien n’est moins sûr, et ce pour trois motifs. Le premier est que les paramètres de la conjoncture restent globalement négatifs à la fois au Japon, en Amérique du Nord et en Europe occidentale, malgré les plans de soutien étatiques. Le deuxième réside dans la défiance qui paralyse un marché crucial, le marché interbancaire, malgré les gigantesques injections de liquidités des banques centrales et le soutien des gouvernements au système bancaire. Le troisième est la détérioration progressive des marchés de la dette, publique comme privée, signalant que les prêteurs ne sont plus sûrs de la solvabilité de certains Trésors publics ni de celle d’entreprises de premier plan. En effet, la récession en cours échappe à l’énoncé traditionnel. Tandis que la récession américaine de 2001 a procédé classiquement du surendettement des entreprises et de l’éclatement du marché des valeurs technologiques, la chute actuelle procède d’un surendettement dramatique des ménages et des entreprises dans différents pays. Elle s’accompagne de chutes vertigineuses de la production industrielle et d’entrées au chômage massives. Parallèlement, la sous-utilisation des capacités de production fait obstacle à la reprise de l’investissement.

Le tableau conjoncturel comporte deux autres facteurs négatifs négligés par les gouvernements. La forte croissance du chômage fragilise encore plus les ménages trop endettés. Dans le même sens, les banques opèrent une contraction progressive de leurs crédits  : il n’existe pratiquement aucun pays occidental où les encours de crédits augmentent. Or le redressement de l’activité requiert un accroissement des prêts aux agents économiques, spécialement aux entreprises.


C’est dans cette optique qu’il faut considérer le deuxième motif qui pousse à la circonspection : le marché interbancaire, dramatiquement tari à partir du second semestre 2007, n’a pas retrouvé son rythme d’activité antérieur. Si les taux pratiqués se sont rapprochés de la normale, voire sont devenus incroyablement bas sous l’impulsion quotidienne des banques centrales, les montants quotidiens traités restent désespérément faibles : quelques centaines de milliards de dollars, au lieu de 5.000 milliards avant la crise. Au vu de l’ampleur des créances douteuses inscrites dans leurs comptes — titres hypothécaires, prêts aux secteurs sinistrés, CDO, CDS ou autres LBO —, les banquiers ne se font toujours pas confiance entre eux.


Or le marché interbancaire est le plus important de la sphère financière. Il fonctionne comme l’ensemble coeurpoumons qui oxygène le corps humain. Son arrêt prolongé serait fatidique. Il aurait été judicieux de remédier à ce tarissement en ordonnant la reprise de l’activité sur la base d’une garantie des échanges interbancaires par les États concernés. Étatisation ? Bien moins en tout cas que la solution retenue, qui a consisté à placer les banques sous la perfusion des Trésors publics et sous la tente à oxygène des banques centrales. Ce faisant, le circuit primaire du crédit a été étatisé de facto, avec deux conséquences redoutables. Premièrement, le dérapage inouï des déficits et des dettes publiques, l’État étant devenu le premier emprunteur. Deuxièmement, le gonflement également inouï des créances acceptées par les banques centrales en contrepartie de l’argent frais qu’elles offrent aux banques commerciales.


Lire la suite sur le site de latribune.fr



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Vendredi 10 juillet 2009

Le 9 juillet 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE

Tarifs de l’électricité : assez d’hypocrisie !


La polémique lancée par le PDG d’EDF sur l’augmentation de 20% des tarifs de l’électricité sur trois ou quatre ans est indécente au moment où la crise est loin, hélas, d’avoir disparu.


Surtout, c’est une polémique hypocrite qui cache des questions majeures pour l’avenir du service public de l’énergie en France et en Europe.


En particulier est posée la question de la pérennité ou non des tarifs réglementés, récusés par Bruxelles, qui empêchent les énergéticiens européens de prendre pied sur le marché français et les dirigeants d’EDF de transformer le service public de l’électricité en une multinationale comme les autres.


Il est inacceptable qu’EDF, pour éponger un développement international ruineux (acquisition de British Energy pour près de 15 milliards €) et inutile aux usagers français, prétexte des investissements industriels en France pour imposer des hausses de tarifs de 20%.


La position du gouvernement, qui oscille entre indignation face aux demandes de M. GADONNEIX et complaisance vis-à-vis d’un développement international d’EDF qui implique fatalement la disparition à moyen terme des tarifs régulés, est également lourde d’ambiguïté.


Il est temps que le président de la République clarifie ce débat qui en dérange plus d’un et indique publiquement quel cap il entend suivre sur ce dossier.


Pour sa part, Debout la République réitère sa demande de création d’une entreprise publique unique de l’énergie (gaz et électricité), Energie de France, et du maintien de tarifs régulés calculés sur la base : un KWH vendu au prix de deux, ce qui a fortement contribué au développement économique de la France depuis 1945 et assuré une vraie égalité entre citoyens face à cette ressource pas comme les autres.


Nicolas DUPONT-AIGNAN

Député de l’Essonne

Président du rassemblement gaulliste Debout la République


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Jeudi 9 juillet 2009

 

Une crise financière qui provoque la pire crise économique depuis la Grande Dépression, des déficits publics au plus hauts depuis 60 ans : tout devrait pousser à l’instauration d’une taxe Tobin. Pourtant, les projets qui sont évoqués restent beaucoup trop limités.

Quand les médias en parlent

Il ne pourrait pas y avoir meilleur moment pour instaurer une taxe Tobin. Elle consiste en une taxation de toutes les transactions financières, un peu comme la TVA pour les achats de produits et services. C’est ATTAC qui s’en est fait un des plus ardents défenseurs, proposant d’en utiliser le produit pour l’aide au développement. Sur Marianne 2, Bernard Maris, d’Alternatives Economiques, évoque un taux de 0,005%, qui pourrait rapporter 30 à 60 milliards de dollars à l’échelle de la planète.

Le Figaro évoque une réunion européenne où Bernard Kouchner et Alain Joyandet ont également évoqué une taxe de 0,005%, dont le but serait également de financer l’aide au développement. Mais le quotidien souligne que cette idée n’est pas sérieusement à l’ordre du jour à Bercy et montre qu’il y a encore du chemin à parcourir pour la pousser. Il faut noter que dans les deux cas, son montant et ses objectifs restent finalement très limités.

Les arguments pour une taxe Tobin

Pourtant, cette taxe aurait un double intérêt : réduire la spéculation et combler une partie des déficits publics sans peser sur le porte-monnaie des ménages. En effet, en renchérissant le coût de chaque transaction financière, le comportement spéculatif des banques sera largement réduit. Et cette baisse des transactions financières est exactement ce dont le monde a besoin. Car c’est bien la taille trop importante de la sphère financière qui explique en partie la crise.

Le fait que les transactions financières représentent cinquante fois la valeur des transactions marchandes explique malheureusement une part des déséquilibres économiques. Souvenons-nous que l’effondrement boursier de 1987 n’avait quasiment pas eu de conséquences sur l’économie réelle… Il y a donc urgence à réduire le volume des transactions financières dans le monde pour réduire leur pouvoir de nuisance et renverser le rapport de force entre économie financière et économie productive.

En outre, comme le souligne très justement le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, cela permettrait de faire contribuer le monde de la finance à la collectivité. Et cela apparaît d’autant plus nécessaire que les banques jouent gagnantes à tous les coups. En période de croissance, elles conservent tous leurs profits et en période de crise, les Etats collectivisent leurs pertes, comme même The Economist le reconnaît. Et cette contribution pourrait radicalement changer les perspectives financières des Etats.

Pour une vraie taxe Tobin

Le projet avancé par Bernard Maris et les ministres du gouvernement restent extrêmement limités : à peine 0,005% du montant des transactions et uniquement pour financer l’aide au développement. Pourtant, vu qu’un tel pourcentage pourrait rapporter 30 à 60 milliards de dollars par an, un pourcentage 20 fois plus élevés, 0,1%, permettrait de rapporter quelques centaines de milliards de dollars par an, sans doute de quoi combler une grande partie des déficits publics…

Le moment ne pourrait pas être mieux choisi pour instaurer une telle taxe, qui limiterait à la fois le pouvoir de nuisance de la sphère financière, qui perdrait une partie de sa puissance, tout en contribuant enfin davantage à une économie réelle qu’elle a trop contribué à déstabiliser par ses excès irrationnels (bulle Internet puis bulle de l’immobilier Américain). Malheureusement, les rares projets évoqués ne sont pas suffisamment radicaux pour avoir la puissance transformative que pourrait avoir un tel projet.

Il est clair qu’une telle taxe ne pourra pas être mise en place par un pays seul, mais à l’échelle continentale (et donc européenne), surtout si nous pouvons nous allier avec d’autres pays comme la Chine, l’Inde, le Brésil ou la Russie qui pourraient être intéressés par cette révolution financière.


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