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Blog de Philippe CARTELLIER




Mercredi 12 juillet 2006 3 12 /07 /Juil /2006 23:51

Face à une classe politique cynique et méprisante, où, depuis 30 ans, nous voyons la gauche Bobo et la droite libérale qui présentent les mêmes idées ou plutôt l’absence d’idées, de visions, et font la même politique ou plutôt ils n’en font plus, les Français ne peuvent se rassembler et donner leur confiance à cette élites à l’agonie éthique et idéologique.

Devant ce désenchantement, devant cette pensée unique qui tuméfie, avilie et assoupit notre patrie et notre avenir, des voix osent résister. Ces voix ce sont ceux qui sont restés fidèles à l’intérêt national : les gaullistes, les vrais gaullistes réunis autour de Nicolas Dupont-Aignan.

Le gaullisme, qui, hier, a su rassembler des femmes et des hommes de gauche, du centre, de droite devant une ligne : allier le progrès social avec une vision économique audacieuse et moderne, qui, après l’abîme de l’après guerre a fait de la France une puissance de premier plan.

Il est grand temps, donc, que devant le climat nauséabond actuel, la seule force qui sut bâtir une France plus juste et prospère resurgisse. C’est pourquoi j’ai rejoins Debout La République.

Philippe CARTELLIER

Par Philippe CARTELLIER
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Lundi 10 juillet 2006 1 10 /07 /Juil /2006 13:40
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Par Philippe CARTELLIER
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Lundi 3 juillet 2006 1 03 /07 /Juil /2006 18:43
Par Philippe CARTELLIER
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Lundi 3 juillet 2006 1 03 /07 /Juil /2006 18:39

Ils sont élus européens de l'UMP, du Parti socialiste, de l'UDF et des Verts. Le 14 juin vers midi, dans la torpeur générale de l'hémicycle du Parlement de Strasbourg, ils ont voté "pour" une résolution exigeant que la France remette la Constitution européenne telle quelle sur les rails de la ratification dès 2007. Pire, ils ont voté "contre" un amendement qui rappelait la règle de l'unanimité pour la ratification et les invitait à exprimer leur respect pour le résultat des référéndums français et néerlandais. Et dire que dans quelques mois, ces partis demanderont de nouveau la confiance du peuple...



 

Parlement européen (droits réservés)
Parlement européen (droits réservés)

Encore un vote passé inaperçu. Nulle part vous n'en trouverez mention ni commentaire. De deux choses l'une, soit nous sommes dans un système politico-médiatique réellement verrouillé où journalisme signifie complaisance, soit le niveau de déliquescence morale et politique dans notre pays est tel, qu'on se contrefout du Parlement européen, de ce qu'y font ou n'y font pas les élus des partis de M. Sarkozy et de Mme Royal.  Ce n'est pourtant pas rien, ce qui s'est produit, dans l'hémicycle du Parlement de Strasbourg, le 14 juin en fin de matinée, ainsi que nous vous en rendions compte quelques heures après (article )

Les députés européens étaient appelés à voter sur une proposition de résolution "Leinen" (du nom du Président de la Commission des "Affaires Constitutionnelles" (AFCO) - parce qu'en effet il y a des "affaires constitutionnelles" dans cette Union sans Constitution..)  relative à la seconde phase de la période dite de "réflexion" sur l'avenir institutionnel de l'Union.  Ce qui est extraordinaire dans le texte de cette résolution, comme d'ailleurs dans l'attitude des dirigeants européens depuis que le premier pays a dit "non", c'est la plus complète ignorance du droit des Traités. Comme si, ayant perdu ces deux référendums mais étant toujours aux commandes, ils pouvaient s'abstenir d'en tirer les conséquences juridiques qui, elles, relèvent de l'objectivité.
La suite sur http://www.observatoiredeleurope.com/index.php?action=article&id_article=395997&preaction=nl&id=607868&idnl=12584
Par Philippe CARTELLIER
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Lundi 3 juillet 2006 1 03 /07 /Juil /2006 00:45
Par Philippe CARTELLIER
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Mercredi 14 juin 2006 3 14 /06 /Juin /2006 14:06
Sainte Royale n'est pas si sainte que cela. Contrairement aux autres candidats elle porte une casserole sur le dos. En effet, le conseil de prud'hommes de Niort a condamné Ségolène Royal à un rappel de salaires de près de trois semaines 1999 pour avoir employé, sans les rémunérer, durant sa campagne de 1997 (élections législatives) plusieurs collaboratrices.
Par Philippe CARTELLIER
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Mercredi 14 juin 2006 3 14 /06 /Juin /2006 14:00


"Election présidentielle, affaires, Europe, immigration,... Nicolas DUPONT-AIGNAN fait un tour d'horizon des questions politiques nationales dans un chat organisé par L'Internaute" :

http://www.linternaute.com/actualite/interviews/06/nicolas-dupont-aignan/chat-nicolas-dupont-aignan.shtml


Par Philippe CARTELLIER
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Jeudi 25 mai 2006 4 25 /05 /Mai /2006 18:38

1) Les gaullistes (ou gaullistes orthodoxes)

Les gaullistes orthodoxes défendent les idéaux du général De Gaulle c'est à dire, l'indépendance nationale, les institutions et les valeurs exprimées par la Vème république (refus de la cohabitation, pouvoir exécutif fort, refus du parlementarisme, président au dessus des partis), la participation intégrale des salariés dans la vie de l'entreprise, la participation des citoyens aux grands desseins de la nation (référendums fréquents, élection du président au suffrage universel) et bien évidemment l'ordre républicain, moral et familial.

Les différents gaullismes existant se différencient essentiellement sur les questions économiques et sociales. C'est ainsi que même dans le gaullisme orthodoxe, nous trouvons deux tendances pourtant assez proches au point que personne ne les différencie vraiment et pourtant, historiquement, elles existent.

- Le gaullisme de gauche basé économiquement sur la social-démocratie (travaillisme) ou le socialisme réformiste mais ne restant tout de même pas fixé sur les dogmes politiques, usant donc de pragmatisme lorsque c'est nécessaire. Les gaullistes de gauche sont historiquement issus des partis comme l'UDSR (Union Démocratique et Socialiste de la Résistance) voir même de la SFIO et du PC pour certains (comme Malraux)

- Le gaullisme social (gaullisme de centre), plutôt basé économiquement sur le christianisme social et peut être un peu plus pragmatique. Les gaullistes sociaux sont historiquement issus du MRP (surtout de son aile gauche) et du Parti Radical Comme Jacques Chaban-Delmas.
Le gaullisme social est sans doute la branche la plus proche des origines politiques du général De Gaulle, qui rappelons le, était issu de la démocratie chrétienne avant la guerre.

Gaullistes orthodoxes connus (vivants): Philippe Séguin, Nicolas Dupont-Aignan, Pierre Lefranc, Pierre Maillard, Jean Charbonnel.

PS : Si le gaullisme et la démocratie chrétienne convergent dans le domaine économique et social ceux si divergent sur les questions européennes et institutionnelles.

Le gaullisme étant souverainiste et favorable à un pouvoir exécutif fort, la démocratie chrétienne favorable à une europe fédérale et au parlementarisme. Ce sont sur ces questions principalement que De Gaulle renia (si on peut dire) le MRP et fonda le RPF.



2) Les néo-gaullistes (gaullistes de droite)

Les néo-gaullistes souhaitent le maintient presque intégralement de l'orthodoxie gaulliste dans les domaines fondamentaux de la politique institutionnelle et des grandes orientations de la politique extérieure mais en matière économique, le néo-gaullisme diffère du gaullisme par son souci de la liberté d'entreprise et du désengagement de l'État dans l'économie.

Parmi le néo-gaullisme, il existe également 2 branches.

Une branche libérale qui souhaite laisser l'économie de marché se réguler par elle même et une branche conservatrice qui, tout en voulant le désengagement de l'Etat, peut se permettre d'intervenir lorsque cela s'affirme comme une nécessité. Si ces conservateurs interviennent encore dans l'économie du pays, leur politique sociale est, elle, loin des mêmes inspirations que les gaullistes orthodoxes, qui quant à eux, souhaitent également placer l'homme au coeur des sujets .


Les néo-gaullistes n'acceptent que l'intéressement salarial et refusent la participation des salariés à la vie de leurs entreprises, système qu'ils considérent même comme l'instauration du bolchévisme dans le monde du travail.

Néo-gaullistes connus: Jacques Myard, Lionel Luca, Bernard Debré, Charles Pasqua

Malheureusement pour eux les néo-gaullistes sont souvent mélangés avec le nom de personnes qui font, en fait, partie d'une troisième catégorie "Les faux gaullistes" !


3) Les faux gaullistes

-Tout en étant libéraux ou conservateurs, en étant partisans de l'Europe fédérale, en étant même atlantistes et communautaristes pour certains, en acceptant la cohabitation, en instaurant le quinquennat, en refusant de démissionner après un référendum négatif, en privatisant tout ce que l'Etat possède, en défendant les intérêts de leur parti avant ceux de la France et en détruisant les oeuvres politiques et sociales du général, certaines personnes ont tout de même le culot, surtout par manoeuvres pûrement électoralistes, de se réclamer du gaullisme.

-Attention certains anciens gaullistes de gauche ou sociaux, tel que Philippe Descharte, usent toujours de ce terme alors qu'hormis la participation, ils ont trahi tout ce qui pouvait faire d'eux des gaullistes. Ils soutiennent même la politique de Jacques Chirac, ceux sont ce que j'ai appelé "les chiraquiens de gauche" !

Cette quatégorie est appelée par mes soins comme celle des usurpateurs.

-Lorsque vous demandez à ces personnes ce qu'est le gaullisme, ceux ci vous retorquent des phrases du genre "c'est le refus de la fatalité". A ce titre Arlette Laguiller peut sans doute,également, se réclamer du gaullisme !

Quelques noms de ces faux gaullistes: Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Jean Louis Debré, Michèle Alliot-Marie.

-Depuis quelques temps, nous voyons émerger une autre catégorie de faux gaullistes. En fait ces personnalités ne se revendiquent pas personnellement du gaullisme, pour la simple et bonne raison qu'ils ont toujours combattu De Gaulle, mais leurs sympathisants n'hésitent plus, eux, à les déclarer comme les héritiers du général pour la seule et unique raison que ceux ci défendent la souveraineté nationale de la France. Comme si le gaullisme n'était basé que sur ça !

Sébastien NANTZ

Par Sébastien Nantz
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Mardi 23 mai 2006 2 23 /05 /Mai /2006 16:03
source Debout La République


Interrogations autour d'une candidature hors-normes : Nicolas DUPONT-AIGNAN répond aux questions les plus fréquemment posées par les Français.

1 – Vous qualifiez votre candidature de gaulliste et républicaine. Cela a-t-il encore un sens au XXIème siècle ?

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes tend à s’appliquer dans le monde entier mais est en train d’être refusé aux Français qui l’ont inventé ! Etre gaulliste, c’est tout simplement vouloir que notre peuple reste maître de son destin, maître chez lui de la conduite de ses propres affaires. C’est la base même de la démocratie. Etre républicain, c’est promouvoir une certaine idée de la France : « Liberté - Egalité - Fraternité », cela a un sens pour moi. Encore faut-il veiller à appliquer concrètement ces principes dans notre pays. Dans la jungle de la mondialisation, être gaulliste et républicain, c’est se donner les moyens de promouvoir l’humanisme.

2 – Concrètement, en quoi vos propositions sont-elles différentes des autres ?

J’appartiens clairement à la famille de la majorité car je ne crois pas que l’idéologie laxiste et de l’assistanat prônée par la gauche soit une bonne chose pour la France. Mais, au sein de cette majorité, j’exprime les idées gaullistes et républicaines, différentes aussi bien des idées libérales que centristes,

- Je crois à l’unité de la République, ce qui signifie que tous nos concitoyens vivent avec des droits mais aussi des devoirs. Cela signifie que je suis farouchement opposé au communautarisme, à la discrimination positive et au vote des étrangers. Je suis, à l’opposé, attaché à la laïcité, je suis pour l’application ferme de la loi. Je crois, de surcroît, à l’école du mérite comme à l’utilité des services publics dont le bon fonctionnement est indispensable à l’aménagement de notre territoire. Il est temps de privilégier ce qui rassemble à ce qui différencie.

- Si je suis convaincu que le progrès social ne peut que résulter de l’efficacité économique, je suis tout autant convaincu qu’il ne peut exister de dynamisme économique durable et sain sans justice sociale. L’un ne va pas sans l’autre. Face à la mondialisation qui est un fait, je ne crois pas au statut quo que propose la gauche car il conduit à la faillite de notre société, ni au nivellement par le bas proposé par les libéraux car il conduit à la mort de notre modèle social. Au contraire, par la réforme des relations du travail, la participation des salariés au capital de leur entreprise, le remplacement des charges qui pénalisent l’emploi et favorisent les délocalisations par une TVA sociale qui s’appliquera aux importations et pas uniquement aux produits français, je crois possible de renouer avec la croissance, l’emploi et le progrès social.

- Je crois à la nécessité de bâtir la construction européenne sur les Nations et non contre elles. La belle idée européenne, c’et celle des projets, de la recherche, des infrastructures de transports propres, la préférence économique communautaire. Autant dire, l’inverse de l’Europe que construit la Commission de Bruxelles, celle de la Constitution européenne avec sa boulimie de directives, Bolkestein ou autres, et de diktats en tous genres.

- Enfin, je crois à la nécessité en politique de proposer une vision sur le long terme. A gauche comme à droite, les élus se contentent de gérer la crise. Mais il faut voir plus loin. La crise des retraites ne peut elle pas être en partie résolue par une natalité plus vigoureuse ? La crise de l’immigration ne trouverait-elle pas réponse dans une aide au développement des pays du sud plus dynamique ? La crise de l’environnement ne pourrait-elle pas être atténuée par une politique énergétique, le développement d’une agriculture propre ou la construction d’infrastructures de transports en commun et de marchandises dignes de ce nom ?

De gauche, comme de droite, les dirigeants prennent souvent leurs décisions au gré de l’actualité et des groupes de pression. Ils pensent à ce qui est bon pour eux avant de penser à ce qui est bon pour la France. La démarche que je propose est originale car cohérente et globale. Les propositions formulées ne sont pas une addition de mesures. Elles forment une vision globale de notre société que je veux défendre résolument auprès les Français. C’est parce que les Français retrouveront le goût de vivre ensemble qu’ils défendront davantage leur modèle. C’est parce qu’ils retrouveront leur marge de manœuvre dans une Europe des Nations qu’ils pourront mettre en œuvre l’économie participative qui rend sa dignité à l’homme.

3 – Vos propositions paraissent simples. Trop simples, peut-être ?

Les solutions que j’avance sont soit de bon sens, mais ignorées par les politiques par lâcheté, soit nouvelles, mais en aucun cas simplistes. Prenez l’exemple de la TVA sociale : personne n’a osé depuis une quinzaine d’années y réfléchir sérieusement, tant elle bouscule d’idées reçues et de routine. Pourtant, c’est le bon sens que de vouloir faire contribuer les produits importés au financement de notre système de protection sociale ! Et puis, une telle mesure, si elle est intelligemment menée, pourrait avoir un puissant effet de levier sur la relance de l’économie française et permettre de faire reculer le chômage puis, dans un second temps, les prélèvements obligatoires. Voilà typiquement le genre de mesure forte qui démontre que l’impuissance publique (« contre le chômage, on a tout essayé » disait Mitterrand) n’est pas une fatalité comme l’affirme les candidats des partis de gouvernement, mais un choix délibéré pour préserver de « grands équilibres » - notamment européens - qu’ils sont en réalité, gauche et droite confondues, d’accord de maintenir malgré la volonté de changement des Français.

4 – Quelle différence avec Philippe de VILLIERS ?

Ma candidature vise à porter des idées. Je me refuse donc à critiquer mes concurrents et à entrer dans des conflits de personnes que par ailleurs je dénonce. C’est bien d’ailleurs pourquoi je désapprouve la stratégie politique de rivalité ouverte avec Jean-Marie LE PEN que Philippe de VILLIERS a choisie. Le Front National est fort car la classe politique traditionnelle lui a abandonné l’idée nationale qu’elle juge ringarde. Or, ce n’est pas en imitant LE PEN qu’elle rendra confiance à ses électeurs mais en allant honnêtement à la racine des problèmes et en offrant un vrai projet de changement pour le pays.

5 – Quelle différence avec Dominique de VILLEPIN ?

Dominique de Villepin a indiqué qu’il n’était pas candidat. C’est parfaitement légitime pour un Premier Ministre dont la première tâche est de gouverner. Je constate que Dominique de Villepin a du panache. Sur beaucoup de points, son analyse peut séduire certains. Mais, hélas, je constate que ses décisions – privatisation des autoroutes et d’EDF, ouverture des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE – sont en contradiction avec ses objectifs. Je ne pense pas qu’il puisse continuer longtemps à faire le grand écart.

6 – Et avec Nicolas SARKOZY ?

Nicolas Sarkozy a le mérite d’avoir des idées et d’annoncer clairement son projet aux Français, mais il est favorable à des idées que je combats : communautarisme, discrimination positive, vote des étrangers, Europe fédérale, libéralisme intégral,... Ces options sont tout à fait respectables mais ne correspondent ni à ma philosophie ni aux attentes des Français. Je crois, comme Nicolas Sarkozy, qu’il faut une rupture car le modèle français est malade. Mais, lui souhaite le mettre à mort pour s’aligner sur une logique anglo-saxonne. Moi, je souhaite le réformer pour le revigorer

7 - Les élections ont lieu dans plus d’un an et demi. Votre candidature n’est-elle pas prématurée ?

Pas un jour ne passe sans qu’il n’en soit question et tous les candidats potentiels y pensent en se rasant ou non. Mais vous remarquerez que la plupart se nourrissent des combats de chefs et esquivent le débat de fond. Les Français ressentent bien que l’échéance de 2007 est fondamentale pour notre pays mais que la classe politique tente de verrouiller le débat qu’ils n’en finissent plus d’attendre. A chaque fois en effet que ce débat a lieu, à l’occasion du référendum par exemple, la classe dirigeante est désavouée par les Français. Je suis candidat pour aborder les vraies questions et je puis vous assurer que les 18 mois à venir ne sont pas de trop pour changer les choses !

8 – Vous êtes toujours contre tout ?

Je suis certes un élu qui réagit à l’actualité, critiquant mais aussi approuvant les décisions qui sont prises. Mais je suis aussi un élu qui propose. Avec Debout La République et les Parlementaires, ainsi que les élus locaux, qui en sont membres, nous avons rédigé des cahiers qui avancent des solutions pour résoudre les grands problèmes de la France. Mais malheureusement, dans notre pays, ce débat de fond n’intéresse pas toujours. On préfère retenir la petite phrase et la critique plutôt que la proposition. Si je suis candidat, c’est bien pour porter des idées républicaines et gaullistes dont, j’en suis intimement convaincu, les Français sont orphelins et qui ne sont représentées par personne d’autre. Que ces idées soient défendues par d’autres, plus capables que moi et, je vous l’assure, je ne serais pas candidat.

9 – En tant que membre de l’UMP, ne vous sentez-vous pas concerné par les primaires que Nicolas SARKOZY veut organiser ? Vous y soumettrez-vous ?

Comment se soumettre à une procédure qui n’existe pas ? Les statuts de l’UMP ne prévoient aucune procédure de désignation. Et pour cause : l’élection présidentielle n’est pas l’affaire d’un parti, mais celle d’un candidat face aux Français.

10 – Mais en vous présentant, ne risquez-vous pas de diviser la droite, de faire le jeu de la gauche ?

C’est au contraire en ne disant rien et en cautionnant silencieusement des décisions ou des comportements impopulaires que l’on fait le jeu de la gauche ou des extrêmes. Au-delà de la gauche et de la droite, au-delà du jeu des partis, l’élection présidentielle offre aux Français la possibilité de choisir l’homme ou la femme capable d’incarner l’intérêt général. Ce qui affaiblit la droite, ce sont les compétitions d’ego, les déclarations fracassantes pour imiter la gauche comme sur le vote des étrangers aux élections locales, les décisions malencontreuses comme la privatisation des autoroutes. Notre électorat attend des personnalités sérieuses qui abordent les vrais problèmes du pays et proposent des solutions concrètes, réalistes, cohérentes. On ne peut pas se plaindre de la montée des extrêmes, comme de l’abstention, et refuser l’émergence de nouvelles personnalités porteuses d’idées. Enfin, n’oublions pas qu’il y a deux tours de scrutin. Le premier tour, justement, permet d’exprimer sa préférence et de peser sur le projet du candidat de son camp au second tour.

11 – Vous êtes candidat, mais vous ne disposez pas d’expérience ?

De quelle expérience parlez-vous ? Si vous parlez de celle que l’on acquière dans l’antichambre des ministères ou au coeur des conciliabules à l’Elysée, effectivement, j’en suis totalement dépourvu ! Au reste, je constate, avec une immense majorité de Français, qu’il n’en est pas sorti grand-chose de bon pour la France depuis 20 ans. Pour ma part, je revendique la plus grande et la plus belle expérience : celle d’élu local, de Maire et de Député, qui agit efficacement parce qu’il connaît les problèmes de ses concitoyens. A l’heure où il est souvent, à juste raison, reproché aux « grands » d’être sourds aux attentes des Français, j’estime que l’expérience du terrain, depuis plus de 10 ans, est la vraie force de cette candidature.

12 – Qui vous soutient réellement, n’êtes-vous pas un peu seul ?

Isolé des dirigeants de mon parti, parfois oui. Mais, j’ai souvent le sentiment que c’est moi, et non l’UMP, qui est en accord avec ce que pense la majorité des Français. Alors, ne pas être reconnu par les adeptes de la pensée unique m’importe bien peu. D’autant que je peux compter sur le soutien fidèle de Députés et Sénateurs (je pense notamment au Sénateur Baudot de Meurthe et Moselle et aux Députés Patrick Labaune de la Drôme, François-Xavier Villain du Nord et François Guillaume de la Moselle), de centaines d’élus locaux, de milliers de sympathisants ou, tout simplement, d’anonymes qui viennent me voir ou m’écrivent pour échanger avec moi.

13 – Quel financement ?

Debout la République dispose d’un tout petit budget – 300 000 € - que nous consacrons à l’action militante. Les recettes proviennent essentiellement des adhérents et des dons qui nous sont consentis. C’est le prix de notre indépendance. Pour être totalement transparents, nous nous soumettons aux règles de financement de la vie publique qui imposent deux commissaires aux comptes et le contrôle de la Commission Nationale de campagne électorale et financement de la vie publique. La campagne présidentielle est par ailleurs financée en partie par l’Etat pourvu que j’obtienne les 500 signatures d’élus locaux.

14 – Dans ces conditions, quel score escomptez-vous ?

Le plus élevé possible. Tout dépendra de la capacité qui me sera donnée à exprimer mes idées pour qu’elles soient entendues des Français. Je vous le répète, au delà du score, ce qui est important pour moi est d’imposer dans le débat présidentiel des idées et des questions qui préoccupent les Français mais que les partis traditionnels esquivent depuis de trop longues années. Si j’y parviens, j’estime que j’aurai rendu service à mon pays et c’est bien cela qui compte à mes yeux.

Par Philippe CARTELLIER
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Mardi 23 mai 2006 2 23 /05 /Mai /2006 15:06

Selon un sondage Ifop pour Ouest France parut dimanche 21 mai 2006 montre que les français sont en accord avec Nicolas Dupont-Aignan. En effet, ce sondage montre que nos compatriotes sont 67% a désiré une coalition droite/gauche. Or il n’y a que Nicolas Dupont Aignan qui le souhaite et en possède la capacité.

                       

Nicolas Dupont-Aignan le souhaite car c’est le fondement même du gaullisme de rassembler les Français au-delà de leurs clivages. Le gaullisme est à la fois de droite et de gauche comme le disait si justement le général de Gaulle, il représente donc à lui même une coalition où des mouvements de gauche et de droite peuvent se rattacher.

 

Certains me diront que le président de l’UDF souhaite lui aussi une coalition. Il le souhaite mais ne le peut pas. Cela pour deux raisons. L’UDF est liée à la droite depuis toujours et la majorité de ce mouvement ne veut pas s’allier avec le PS comme nous l’a démontré le vote sur la mention de censure. Mais pour qu’une coalition existe, il faut que les différents interlocuteurs le désirent or se n’est pas le cas ni pour le PS, ni pour l’UMP.

 

De plus, Nicolas Dupont-Aignan porte en lui le « non » à la constitution européenne délaissé par les autres républicains comme Fabius ou Pasqua. Les 55% de français qui ne veulent pas tomber dans les extrêmes n’ont le choix que de voter gaulliste et républicain.

 

55% de français qui ont voté « non » le 29 mai 2005 et 67% réclamant une coalition droite/gauche ; la solution c’est NDA ! Mais encore faut-il que le candidat si implicitement populaire le  devienne dans la réalité mais pour cela il faut que les médias stoppent leur matraquage sur Sarkozy et Royal. Pas un seul jour sans ces deux compères de l’immobilisme.

 

Pourquoi nous montre-t-on toujours les mêmes ? Va t on enfin offrir le choix aux français où rester avec le système libéral-conservateur de Chirac-Sarkosy ou la gauche caviar de Royale et compagnie ?

Par Philippe CARTELLIER
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