
Lors des élections européennes de juin 2009, Debout La République sera bien le seul parti politique à
présenter le "fameux" Plan B.
Il s'agit pour nous de rassembler les électeurs qui ont voté NON au référendum de 2005 sans exclusive et
faire comprendre qu’une alternative est possible. Il s’agit bien de faire des propositions concrètes en faveur d’une Europe réaliste qui préserve
les intérêts de la France.
Ce plan B doit devenir le vecteur d’espoir pour tous les Français.
Voici les 10 propositions que nous défendrons :
- Mise en place d’une Europe confédérale en lieu et place d’une Europe trop centralisatrice, c’est-à-dire : faire du conseil européen l’instance de décision avec des ministres responsables devant le parlement, suppression de la commission de Bruxelles qui ne dispose pas de la légitimité démocratique alors qu’elle détient le monopole d’initiative législative, rétablir le compromis de Luxembourg dans les traités.
- Promouvoir l’Europe à la carte pour que les pays souhaitant mener des projets ensemble ne puisse être freinés par les autres, mais aussi pour rendre de la souplesse législative pour les pays souhaitant préserver leur autonomie ou spécificité.
- Mettre en place des agences européennes, par secteur de compétence de l’Europe, pour gérer les projets une fois que les Etats ont donné leur accord.
- Appliquer le principe de subsidiarité dans le bon sens c’est-à-dire dresser la liste de compétence de l’Europe de manière limitative et renvoyer le reste aux Etats. Cette liste de compétence pourrait être : coopération scientifique, PAC, développement durable autour de projet (tel que voitures propres et panneaux solaires), réseaux de train et ferroutage à travers le continent.
- Mobiliser les moyens financiers pour ces projets et ces agences thématiques : Pourquoi la BCE est capable de débloquer 200 milliard d’euros pour le sauvetage des banques suite à la crise des subprimes mais rien pour les projets industriels ?
- Alléger les 80 000 pages de réglementations européennes et abolir le principe de libre concurrence comme principe fondateur de l’Union.
- Détacher des fonctionnaires nationaux à la place des fonctionnaires européens et organiser leur mutation tous les 4 ans pour éviter que se constitue une nomenklatura européenne.
- Laisser libre les Etats d’organiser leur service public.
- Réviser les statuts de la BCE pour que ses décisions soient sous tutelle du conseil des ministres de l’économie.
- Imposer, notamment à l’Allemagne, un protectionnisme européen pour réguler la mondialisation et éviter le crash industriel.
En quoi notre vision de l'Europe est-elle différente ?
- Nous voulons l'Europe des projets au lieu de l'Europe des réglementations.
- Nous voulons l'Europe souple au lieu de l'Europe uniformisatrice.
- Nous voulons l'Europe protectrice au lieu de l'Europe mondialiste.
- Nous voulons l'Europe des chefs d'Etats au lieu de l'Europe des fonctionnaires.
- Nous voulons l'Europe au service des nations au lieu de l'Europe anti-nations.
- Nous voulons l'Europe qui défend la préférence européenne sur le plan commercial au lieu de l'Europe qui préfère les importations et les délocalisations.
EUROPEENNES 2009 : Les listes DLR partent à la rencontre des Français
Nicolas DUPONT-AIGNAN, Député de l’Essonne, Président de Debout la République, entouré des élus et des têtes de listes qui porteront les couleurs de Debout la République dans les 7 régions métropolitaines aux élections européennes du 7 juin prochain, dévoileront les grandes lignes de leur campagne (slogan, affiches, lancement du site « europeennes2009.fr ») mardi 24 mars 2009 dans la matinée.
A l’issue de la conférence de presse, vers 11h30, les caravanes de campagne partiront de l’Esplanade des Invalides (Paris 7ème) pour sillonner la France et sera bien sur dans notre département
de l'Ain.

Contestation sociale : le pouvoir doit faire un geste
Empêtré dans des politiques européennes qui l’empêchent d’agir à la racine des problèmes, le président de la République et son gouvernement se figent eux-mêmes dans l’impuissance face à la montée inexorable de la colère dans notre pays.
Cette inertie n’est plus tenable aujourd’hui et elle devient même dangereuse. Le pouvoir ne peut pas rester plus longtemps droit dans ses bottes en invoquant un programme électoral que la crise a de toute façon rendu caduc et obsolète.
S’il n’a pas le courage de briser les tabous européens, qu’il fasse au moins le minimum en rétablissant un peu de justice fiscale, comme en viennent à le réclamer eux-mêmes un nombre grandissant de parlementaires de la majorité. Il n’est tout simplement pas possible d’exiger au nom de l’intérêt général un sacrifice de la part des plus faibles, tout en préservant les avantages exorbitants accordés aux plus nantis.
Il faut suspendre maintenant pour une année reconductible le bouclier fiscal et explorer toutes les pistes d’une plus grande justice fiscale, comme la création, à l’instar de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, d’une nouvelle tranche d’impôt sur le revenu.
Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président du rassemblement gaulliste Debout la République
Habitué des cénacles bruxellois où, dit-on, il souhaiterait retourner après sa future élection au Parlement européen, Michel Barnier avait déjà manifesté une curieuse conception de la défense des intérêts français : lorsqu’il était Commissaire européen au début des années 2000, il avait, tout comme son collègue socialiste Pascal Lamy, approuvé sans réserve aucune le projet de directive Bolkestein, prévoyant la mise en concurrence sauvage des services au sein de l’UE.
Ministre de l’Agriculture aujourd’hui, il vient d’approuver (avant de changer son fusil d’épaule, donc) le principe du rosé coupé, pratique qui selon l’aveu même d’un autre membre du gouvernement, Hubert Falco, menacerait l’avenir des producteurs français, qui ont fait le pari de la qualité.
Libération, vendredi 13 mars 2009
Philippe Brochen
Lors d’un vote indicatif à Bruxelles, le ministre de l’Agriculture Michel Barnier a donné son accord au mélange de vin rouge et de blanc. Avant de retourner sa veste...
Peut-on mélanger du vin rouge et du vin blanc pour faire du rosé ? A cette question, la Commission de Bruxelles répond oui. Et la France ? Eh bien, la France, heu… On ne sait pas trop.
Résumé de l’affaire. Fin janvier, à Bruxelles, la France a approuvé avec ses homologues des Vingt-sept, un projet de réglementation européen autorisant le mélange de vin blanc et de vin rouge pour faire du rosé. Pratique actuellement interdite dans l’UE, à de rares exceptions près, comme pour le champagne.
Mais voilà, sans doute sous la pression des producteurs français de rosé, dont ceux de Provence, Michel Barnier et ses troupes semblent avoir changé d’avis sur cette question dite du coupage. Charge à eux, maintenant, de parvenir à infléchir leur position sans que cela se voie trop, avant le vote définitif sur la question, le 27 avril à Bruxelles.
Au cabinet de Michel Barnier, on a le sens de la précision. « Le 27 janvier, ce n’était pas un vote indicatif, c’était un recueil d’avis informel », dit le ministère de l’Agriculture. Le porte-parole du commissaire européen à l’Agriculture, lui, dit : « Vote indicatif ou informel, c’est un peu la même chose. Nous, à la Commission européenne, on dit indicatif. Après s’ils veulent dire informel… »
« C’est vrai que ce point précis pose problème »
Au ministère de l’Agriculture, on avance que « cette question du rosé a été traitée dans le cadre d’un règlement global sur les pratiques œnologiques dans l’UE. C’est une question parmi vingt ou trente autres : copeaux, alcoolisation, adjuvants… On a donc voté pour l’ensemble du texte, qui comporte tout un tas de dispositions ».
Dont la technique du coupage pour le rosé. « C’est vrai que ce point précis pose problème », avoue l’entourage de Barnier. Pourquoi alors avoir voté favorablement. « Nous avions le souci de ne pas bloquer le processus, qui doit entrer en vigueur le 1er août. »
La Commission européenne connaît l’embarras du camp français concernant ce projet de réglementation sur le vin. « Paris a voté pour ce paquet de mesures sur les pratiques œnologiques que nous voulons changer. Il semble qu’ils aient conscience que cela leur pose maintenant un problème », réagit Michael Mann, porte-parole du commissaire à l’Agriculture.
Qui résume : « Les Etats membres peuvent toujours changer d’avis entre le vote consultatif et le vote définitif. » Et le fonctionnaire européen d’avouer : « Nous sommes en train de réfléchir à la conduite à tenir si certains Etats membres votent contre ce changement de réglementation. »
Comme dans l’affaire sur la baisse de la TVA dans certains secteurs, comme la restauration, dont l’accord a pu être arraché par la France grâce au vote allemand, il semble que Berlin puisse venir une nouvelle fois au secours de Paris sur la question du coupage. L’Allemagne, qui a voté défavorablement lors du vote indicatif, pourrait permettre à Barnier de se sentir moins isolé le 27 avril et lui permettrait de ne pas se prendre la porte de sortie en pleine figure.



Hier, par plus de 75% des voix, les ministres de l’Agriculture des 27 ont opposé une fin de non recevoir à la Commission Européenne qui souhaitait imposer la commercialisation du maïs génétiquement modifié de Monsanto. Un débat très révélateur sur ce qu’est l’Europe aujourd’hui.
Comme le rapporte Le Monde, la Commission Européenne souhaitait « contraindre deux pays – l’Autriche et la Hongrie – à lever l’interdiction de cultiver le maïs génétiquement modifié MON 810 de la multinationale américaine Monsanto lors d’une réunion des ministres de l’Environnement à Bruxelles. Elle entend(ait) ensuite s’attaquer aux interdictions édictées en France et en Grèce. »
Heureusement, une majorité qualifiée des pays de l’Union Européenne s’est opposée à la volonté de la Commission. Néanmoins, si les opposants au diktat de la Commission avaient réuni moins de 255 voix sur 345, c’est la Commission Européenne qui aurait pu trancher, même si une large majorité des Etats s’était prononcée contre la levée de l’interdiction ! Dans l’Europe actuelle, la Commission peut imposer sa volonté à celle des deux tiers des gouvernements démocratiquement élus…
D’une part, il est parfaitement normal que les Etats puissent utiliser le principe de précaution s’agissant de la commercialisation de produits dont l’innocuité fait débat dans la communauté scientifique. Plusieurs chercheurs ont par exemple dénoncé les carences des méthodes de tests de l’EFSA. En outre, en pleine crise économique, la Commission Européenne devrait davantage se soucier du bien-être des peuples européens que des intérêts commerciaux d’une multinationale américaine.
Encore pire, cet épisode démontre de manière éclatante à quel point le système de décision de l’Union Européenne est ubuesque puisqu’il permet à une Commission de technocrates non élus d’imposer leurs idées à une large majorité de gouvernements démocratiquement élus. Ceci démontre bien la prise de pouvoir anti-démocratique qu’organisent les traités européens depuis vingt ans.
Heureusement, les élections européennes ont lieu dans trois mois. Elles donneront l’occasion aux citoyens d’exprimer ce qu’ils pensent de l’Europe que l’UMP, le PS et le Modem ont construite depuis des années. S’ils souhaitent changer d’Europe, ils pourront alors utiliser le bulletin Debout la République.
Alors que l’Europe traverse sa plus grave crise économique depuis la seconde guerre mondiale, on pourrait imaginer les commissaires européens occuper à coordonner des plans de relance ou chercher des solutions pour réduire l’envolée du chômage. Mais non, dans sa bulle dorée de Bruxelles, Joaquin Almunia, commissaire aux affaires économiques affirme « qu’il faut s’en tenir aux règles qui ont été établies pour tout le monde (…) Dans le cas où les pays ont enregistré ou planifié des déficits au dessus de la barre des 3% du PIB, il faut ouvrir les procédures prévues dans le traité ».
Dans un autre dossier sensible en France, la Commission Européenne essaie d’imposer la commercialisation du maïs Monsanto dans notre pays. Mais les experts du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale (sic) n’ont pas soutenu la demande de la Commission. Mais cet échec n’est que temporaire puisque la balle est passée dans le camp du conseil des ministres de l’agriculture et s’ils ne se mettent pas d’accord, alors la Commission aurait le dernier mot.
Comment ne pas voir dans ses deux exemples récents tous les travers de l’Europe telle qu’elle est construite depuis 25 ans : une bureaucratie toute-puissante, coupée de la réalité, dogmatique, figée sur ses règlements, davantage préoccupée par les intérêts commerciaux de puissantes multinationales que des inquiétudes des peuples européens ? Il ne faut pas oublier que c’est également la Commission qui cherche à limiter l’information des consommateurs sur la présence d’OGM dans leurs aliments et propose des règlements permettant la présence d’OGM dans les produits… bio !
Le rappel à l’ordre budgétaire, déjà choquant de la part de fonctionnaires irresponsables quel que soit le contexte, devient complètement ridicule en pleine crise. Les chefs d’Etat s’étaient pourtant mis d’accord pour dire que le pacte de stabilité pouvait être oublié dans des circonstances exceptionnelles. Pourquoi faut-il donc lancer une procédure inutile et coûteuse aujourd’hui ? À quoi cela peut-il bien servir ? Joseph Stiglitz a bien raison de nous mettre en garde sur le fait de confier des pouvoirs à des techniciens indépendants. Même s’ils ne pensent pas forcément à mal, ils n’inclinent pas aux bonnes solutions.
Ces deux exemples montrent à nouveau que la Commission de Bruxelles fait partie du problème. Il est grand temps de remettre l’administration européenne sous la coupe des politiques et de supprimer cette anomalie démocratique qui consiste à confier le gouvernement de l’Europe à des fonctionnaires.
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||